Médecine Affective

Présentation

Peut-on longtemps encore feindre d’ignorer l’influence de « l’affectif » sur la santé ?

La mise en question des valeurs traditionnelles superposée à l’incertitude de nos conditions d’existence a abouti, pour un certain nombre d’entre nous, à une perte des points de repère. D’où un vécu dramatisé de toute situation conflictuelle -tant dans le domaine professionnel que familial- et surtout de toute altération ou perte de la santé. La maladie ne fait plus partie de « l’ordre naturel » des choses, et le médecin a tendance à devenir le bouc-émissaire en cas de rechute, récidive.

Que dire de la mort ? Le corps médical dans son ensemble et les pouvoirs publics sont incriminés.

Or, dans le domaine de la maladie, et dans nos pays occidentaux, nous vivons à l’ère de la chronicité : on meurt aujourd’hui à petit bruit. Les dépressions se multiplient mais les cris de désespoir sont étouffés. Qui oserait déranger la Science ?

De nombreux historiens et sociologues nous ont montré, ces dernières années, que la relation à la maladie est un fait de culture, culture diffusée dans un premier temps à travers la « cellule familiale ».

Les psychologues, psychiatres, psychanalystes insistent toujours davantage sur le rôle fondamental de la famille dans les problèmes d’adaptation au réel et, avant cela, dans les problèmes de développement psychomoteur et intellectuel. La famille est le premier lieu d’échanges, et d’échanges affectifs. Les modalités de ces échanges déterminent, selon ces mêmes « psy », une grande partie de la croissance de l’enfant et du comportement de l’adulte à venir. Nombreux sont ceux qui envisagent sérieusement l’hypothèse de l’origine affective de certaines pathologies.

Nos crises d’adaptation passagères ne relèvent pas toutes de la psychanalyse. Cependant, elles sont source d’angoisse, de tension, de conflits potentiels. Ce « mal être » récurrent s’accompagne systématiquement de ce qu’il est convenu d’appeler des « somatisations ». Ces « petits » maux sont la cause fréquente de la consultation en médecine générale (aux « grands » maux les grands spécialistes, et les remèdes dits « de choc »).

Face aux patients qui en sont affligés, on trouve deux attitudes possibles du médecin généraliste. Ou celui-ci se contente d’une prescription allopathique codifiée, accompagnée de quelques conseils d’hygiène de vie. Ou il se demande pourquoi son patient souffre, continue à souffrir, et s’il n’y a pas pour ce patient-là un remède qui lui soit spécifique, et qui corresponde à la situation spécifique qui est la sienne. Par « spécifique » nous entendons : qui tient compte de la totalité du vécu du patient, et non seulement de son vécu pathologique.

Une semblable tentative de pathogénèse a conduit les médecins homéopathes à envisager les « symptômes psychiques » correspondant à chaque remède.

Nous pensons que nous pouvons aller plus loin. Nous pensons qu’il nous est possible de postuler la primauté de l’affectif sur le somatique, et de retrouver l’empreinte de l’affectif sur un organe méconnu, le sérum sanguin, quand bien même le « choc » affectif premier serait enfoui, éliminé de la conscience et repoussé dans le subconscient, voire l’inconscient.

Car, si l’affectivité est constituée de l’ensemble des sensations émotions et désirs vécus par l’homme, elle suppose automatiquement une double inscription mémorielle (une forme d’intellectualisation) et corporelle (la somatisation).

Nous avons nommé Médecine affective le diagnostic des conflits affectifs générateurs d’états pathologiques et leur traitement par des remèdes « affectifs ». La Médecine affective repose au départ sur une méthode de biologie mise au point par le C.E.I.A. (Docteurs Reymond, Martin, Paquelet). Cette technique soumet en laboratoire une biopsie de sang à une cinquantaine de réactifs chimiques. Un programme d’ordinateur rassemble les résultats des cinquante tests en reconstituant un « portrait » du sérum sanguin. Ce protidogramme informatisé représente pour nous un véritable scanner du sang dans la mesure où il reconstitue la structure de l’organe liquide qu’est le sérum à partir des différentes zones sensibles testées par des agents chimique.

 

Quel est ce portrait informatisé du sérum ? C’est tout simplement son architecture protidique et lipidique, tablette d’enregistrement des désordres pathologiques, qui se présente sous la forme d’une courbe en V.

L’ordinateur choisit également, parmi plus de mille remèdes, celui (plante, essence ou sel minéral) qui paraît le plus adapté à la pathologie.

Nous-mêmes, personnellement, nous avons pratiqué la méthode C.E.I.A. pour l’aide clinique précieuse qu’elle apporte à l’examen classique. Nous avons rapidement constaté que le choix des remèdes ne correspondait guère à l’usage qu’en fait la phytothérapie traditionnelle. Qui plus est, un même remède peut correspondre à des cliniques fort différentes.

Dans le même temps, des patients nous signalaient, outre l’évolution de leur pathologie, des changements inespérés ou surprenants dans leur vie affective, modifications touchant parfois à des zones qui n’avaient pas été évoquées durant la consultation.

A force d’accumuler ce genre de remarques, nous en sommes venus à nous demander si les paramètres du protidogramme informatisé n’étaient pas les marqueurs de certaines tendances affectives du patient, et si les remèdes sélectionnés ne correspondaient pas à une façon de percevoir ses relations avec soi-même et le monde.

Nos recherches dans ce sens se sont donc systématisées, et nous avons eu maintes fois confirmation de notre hypothèse.

Nous avons pu, au terme de dix-sept années d’expérience, donner pour chaque plante ou famille de plantes que nous sommes amenés à utiliser, sa particularité affective, savoir quel type de conflit ou de malaise elle est à même d’aider à régler.

Cette méthode se rapproche beaucoup plus nettement de l’homéopathie que de la phytothérapie traditionnelle. Lorsque nous prescrivons telle plante, il est possible qu’elle recouvre la pathologie répertoriée, mais il est possible également qu’elle ne corresponde à aucune indication pharmacologique habituelle. Elle est prescrite en fonction d’une situation affective mal vécue, pour aider le patient à maîtriser et harmoniser ses affects.

Et les principes actifs ? Ils ont évidemment leur importance, et la plante est également choisie en fonction des principes actifs essentiels qu’elle contient. Nous avons pu procéder à une classification de ces principes actifs selon des « stades » affectifs que l’on peut représenter de façon chronologique en les faisant correspondre au schéma des sept phases essentielles de la vie de l’homme (voir tableau).

Cette classification et la publication dont elle est extraite (« Pharmacologie affective », P.M.S.A., 1988) témoigne du fait que la science affective appliquée à la pharmacologie conduit vers des utilisations différentes de celles de l’industrie pharmaceutique actuelle.

En revanche, dans la consultation, il convient de rester « classique ». Nous avons cru utile de faire en sorte que le lecteur se représente cette consultation en médecine affective. Il trouvera, avant le « Dictionnaire affectif des plantes » quelques pages qui y sont consacrées. Il se rendra compte que cette consultation ne diffère en rien d’une consultation classique : le protocole est entièrement respecté. Mais l’interrogatoire tente de révéler les circonstances affectives déclenchantes et insiste sur les antécédents de la vie sentimentale (familiale, conjugale, professionnelle) et sur les relations avec le corps médical.

Enfin, nous présenterons au lecteur quelques conclusions relatives à la pathogénèse la plus fréquente de quelques maladies elles aussi assez fréquentes, ou plus rares et mal tolérées. Nous lui demanderons de ne jamais perdre de vue que toute maladie est un MAL DIT, une incapacité à exprimer ou faire entendre une souffrance d’ordre affectif.

Nous mettons en garde le lecteur contre une interprétation moralisante de nos propos. Il n’est jamais question de condamner qui que ce soit ou de fustiger tel ou tel travers. S’il est question d’orgueil, par exemple, il faut prendre ce terme comme recouvrant un ensemble de données objectives, mais qui entraînent des perturbations certaines dans la subjectivité de l’individu que en souffre. Il est évident que l’orgueil, la plupart du temps, est une tentative de revalorisation dont pourrait presque dépendre la survie de l’individu. L’exagération peut s’interpréter comme la marque de l’impuissance.

La biologie affective n’a pas été traitée dans cet ouvrage : elle est l’objet d’une étude corrélée à un autre dictionnaire, le « Dictionnaire affectif des sels

MEDECINE  AFFECTIVE  ET  MALADIES D’AMOUR

La sensation de « cœur brisé », de  « mal d’amour » peut être provoquée par une douleur précordiale qui laisse penser que le myocarde (480 grammes de muscle) est lésé. Les moyens radiologiques modernes ne confirment pas cette hypothèse du mal au cœur.

Le « coup de sang », le « mauvais sang », le « sang tout retourné », rougir de honte, pâlir de peur,  et se faire un « sang d’encre », sont des expressions populaires fréquentes qui mettent sur la piste d’un organe habituellement symbolisé  par le CŒUR ROUGE. « Tu me fend le cœur » dans la partie de carte de Marcel Pagnol,  ressuscite éternellement le grand RAIMU dans le rôle de César.

Ah ! Le sang, prélevé tous les matins dans des milliers de laboratoires d’analyse, n’a pas livré son mystère essentiel : les informations du mal d’amour ! Mais la MEDECINE AFFECTIVE depuis 40 ans tente de combler ce retard : modestement, dans les consultations de médecine générale, la description de l’affectivité dans les  PROTEINES du PLASMA a mis à jour les mécanismes intimes de l’amour, de ses succès et de ses déboires.

Les profils protéiques informatisés du C.E.I.A. (Lyon) ont mis en évidence dans les globulines alpha, béta, gamma et les albumines du sérum, les signes biologiques d’une rupture amoureuse, d’une trahison, d’une tromperie, d’une déception. Les colères, les pertes et les manques (alpha glycoprotéines), l’orgueil blessé et les doutes (beta lipoprotéines), la révolte et le sentiment d’injustice (gammaglobulines), la tendance à l’hyper-intellect (les albumines ou « sérines ») : ne cherchez pas ailleurs les supports anatomiques et physiologiques du mal d’amour

Ceux qui continuent d’ignorer ces signatures biochimiques fidèles s’orientent vers les variations  énergétiques, les vibrations négatives et font passer les atteintes cellulaires avant la dysprotéinémie. Ils évoquent le système neuro-végétatif, les réflexes vasculaires (spasmes), les atteintes des nerfs périphériques sensitifs ou moteurs  et les modifications hormonales. Ils ont même essayé, sans succès la « psycho-neuro-immunologie ».

L’EMOTION est un champ expérimental permanent des scientifiques ; la dépression nerveuse et la « douleur morale » ont donné naissance à des médicaments psychotropes (issus des plantes), dont les modes d’actions sur le cerveau sont encore mal expliqués

La blessure d’amour-propre peut être lue dans les profils protéiques, autant que la violence et la jalousie, la tristesse chronique ou les accès d’excitation. Une sexualité en retrait, une libido paralysée, une plus grande fragilité, conséquence normale d’une perturbation de la VOLONTE sont explorées. Le temps est venu de découvrir dans le DICTIONNAIRE AFFECTIF DES MALADIES, les  13 organes qui remplacent les « SYSTEMES ». Je vous recommande l’ORGANE du DESIR (DESIRION ou DESIROME) et l’ORGANE du PARDON !